Plantes sèches / tisanes

En résumé : quelle réglementation s’applique à mes tisanes ?

remarque : cette section reprend les points les plus souvent soulevĂ© sur la question des tisanes

1. Sauf exceptions, je vends mes tisanes en tant qu’aliment ; Mes tisanes sont donc soumises à la réglementation s’appliquant de façon générique aux aliments et au commerce. 

2. Si je souhaite informer mes clients sur les propriétés de mes tisanes, je suis soumis à la réglementation sur les allégations de santé qui encadre la possibilité de donner des indications les liens entre les denrées alimentaire et la santé. Cette réglementation prévoit :

  • pas de vocabulaire thĂ©rapeutique,
  • des allĂ©gations de santĂ© autorisĂ©es par la rĂ©glementation et justifiĂ©es en suivant les lignes directrices de la DGCCRF,
  • Je peux donner un nom Ă©vocateur (jeux de mot..) Ă  ma tisane pour exprimer ses propriĂ©tĂ©s, mais il doit ĂŞtre associĂ© Ă  des allĂ©gations autorisĂ©e, et justifiĂ©es.

3. En respectant les textes s’appliquant aux plantes pouvant ĂŞtre utilisĂ©es en tisanes : 

  • pas de plantes inscrite sur la liste B de la pharmacopĂ©e
  • pas de plante inscrite sur la liste A de la pharmacopĂ©e qui n’ont pas Ă©tĂ© reconnue comme alimentaires 
  • pas de plante considĂ©rĂ©e comme un nouvel aliment
  • Pour toutes les plantes qui ne sont ni sur la liste A, ni sur la liste B, ni interdite comme nouvel aliment : il est possible de les utiliser sous rĂ©serve bien-sĂ»r de leur sĂ©curitĂ© pour le consommateur. Il est utile de pouvoir argumenter sur leur alimentaritĂ© via la liste bleue ou la liste THIE, mĂŞme si elle n’ont pas de valeur juridique (ainsi si une plante figure sur la liste du livre bleu ou sur la liste THIE et sur la liste A de la pharmacopĂ©e, c’est la liste A qui prĂ©vaut).

Difficile de parcourir toutes ces listes pour chaque plante, ou de constituer un dossier pour justifier des allĂ©gations de santĂ© ? La base de donnĂ©es BASASSE te donne pour chaque plante son statut sur chacune des listes, les allĂ©gations autorisĂ©es et les dossiers justificatifs.

Comme tous les produits commercialisĂ©s dans l’Union EuropĂ©enne, les plantes sèches vendues en l’état, mĂŞme si elles peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour l’alimentation, en usage externe (bien que ce soit plus rare), ou pour se soigner, le vendeur doit choisir pour son produit une catĂ©gorie unique, qui dĂ©terminera en grande partie la rĂ©glementation qui s’appliquera Ă  ce produit. En d’autres termes : le multi-usage n’est pas reconnu. Il faut donc, pour vendre des plantes sèches pour tisane, choisir une catĂ©gorie rĂ©glementaire pour son produit.

Voir l’introduction Ă  la rĂ©glementation pour plus de dĂ©tails sur le choix de catĂ©gorie rĂ©glementaire. 

Les plantes sèches sont principalement ingĂ©rĂ©es sous forme de tisane et vont donc ĂŞtre vendues comme aliments et donc selon la rĂ©glementation s’appliquant aux denrĂ©es alimentaires. Cette section dĂ©veloppera donc principalement cette rĂ©glementation alimentaire en l’adaptant aux tisanes.  

MĂŞme si la frontière peut bien Ă©videmment ĂŞtre floue, on peut distinguer deux types de tisanes : les tisanes plaisirs, bues principalement pour leur goĂ»t, ou les tisanes bue principalement pour prendre soin de sa santĂ©. Pour la rĂ©glementation, ces deux types de tisanes rentrent tous deux dans la catĂ©gorie des aliments : mĂŞme si elles sont vendues en tant que boisson santĂ©, les tisanes sont considĂ©rĂ©e par la rĂ©glementation comme des aliments au mĂŞme titre que toute autre denrĂ©e, Ă  conditions :

  • que leur Ă©tiquette ne comporte pas de termes thĂ©rapeutiques (cela s’applique aussi pour les conseils Ă  l’oral)
  • qu’elles ne comportent pas de plante du monopole pharmaceutique (voir partie « Quelles plantes autorisĂ©es dans mes tisanes Â» ), Auquel cas la tisane sera considĂ©rĂ©e comme un mĂ©dicament, et sa vente hors d’une officine, sera considĂ©rĂ© comme de l’exercice illĂ©gal de la pharmacie.

Attention : Il est nĂ©anmoins possible d’informer le consommateur sur les propriĂ©tĂ©s des tisanes alimentaires pour la santĂ©, en respectant certaines conditions (voir partie «  Comment informer les consommateurs sur les propriĂ©tĂ©s de mes tisanes Â»).

La réglementation générales sur les aliments s’applique donc, logiquement, aux tisanes alimentaires (sécurité et qualité des aliments, étiquetage, fiscalité)

Si une tisane et vendue comme mĂ©dicament, alors des règles spĂ©cifiques s’appliquent : elles peuvent contenir uniquement certaines plantes, reconnues comme mĂ©dicinales car inscrites Ă  la pharmacopĂ©e, et ĂŞtre vendues uniquement par les pharmaciens, en vertu du monopole pharmaceutique. Une rĂ©glementation spĂ©cifique sur de rĂ©fĂ©rentiel qualitĂ© s’applique Ă©galement aux tisanes vendues en tant que mĂ©dicaments, difficilement accessible aux circuits courts. Une action du syndicat SIMPLES a Ă©tĂ© lancĂ©e Ă  ce sujet pour rendre possible la vente en circuits courts en pharmacies en tant que mĂ©dicaments.

Quelle rĂ©glementation s’applique aux plantes sèches/tisanes ?

Comme tous les produits commercialisĂ©s dans l’Union EuropĂ©enne, les plantes sèches vendues en l’état, mĂŞme si elles peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour l’alimentation, en usage externe (bien que ce soit plus rare), ou pour se soigner, le vendeur doit choisir pour son produit une catĂ©gorie unique, qui dĂ©terminera en grande partie la rĂ©glementation qui s’appliquera Ă  ce produit. En d’autres termes : le multi-usage n’est pas reconnu. Il faut donc, pour vendre des plantes sèches pour tisane, choisir une catĂ©gorie rĂ©glementaire pour son produit.

Voir l’introduction Ă  la rĂ©glementation pour plus de dĂ©tails sur le choix de catĂ©gorie rĂ©glementaire. 

Les plantes sèches sont principalement ingĂ©rĂ©es sous forme de tisane et vont donc ĂŞtre vendues comme aliments et donc selon la rĂ©glementation s’appliquant aux denrĂ©es alimentaires. Cette section dĂ©veloppera donc principalement cette rĂ©glementation alimentaire en l’adaptant aux tisanes.  

MĂŞme si la frontière peut bien Ă©videmment ĂŞtre floue, on peut distinguer deux types de tisanes : les tisanes plaisirs, bues principalement pour leur goĂ»t, ou les tisanes bue principalement pour prendre soin de sa santĂ©. Pour la rĂ©glementation, ces deux types de tisanes rentrent tous deux dans la catĂ©gorie des aliments : mĂŞme si elles sont vendues en tant que boisson santĂ©, les tisanes sont considĂ©rĂ©e par la rĂ©glementation comme des aliments au mĂŞme titre que toute autre denrĂ©e, Ă  conditions :

  • que leur Ă©tiquette ne comporte pas de termes thĂ©rapeutiques (cela s’applique aussi pour les conseils Ă  l’oral)
  • qu’elles ne comportent pas de plante du monopole pharmaceutique (voir partie « Quelles plantes autorisĂ©es dans mes tisanes Â» ), Auquel cas la tisane sera considĂ©rĂ©e comme un mĂ©dicament, et sa vente hors d’une officine, sera considĂ©rĂ© comme de l’exercice illĂ©gal de la pharmacie.

Attention : Il est nĂ©anmoins possible d’informer le consommateur sur les propriĂ©tĂ©s des tisanes alimentaires pour la santĂ©, en respectant certaines conditions (voir partie «  Comment informer les consommateurs sur les propriĂ©tĂ©s de mes tisanes Â»).

La réglementation générales sur les aliments s’applique donc, logiquement, aux tisanes alimentaires (sécurité et qualité des aliments, étiquetage, fiscalité)

Un producteur peut-il vendre des tisanes en tant que mĂ©dicament ?

Si une tisane et vendue comme médicament, alors des règles spécifiques s’appliquent : elles peuvent contenir uniquement certaines plantes, reconnues comme médicinales car inscrites à la pharmacopée, et être vendues uniquement par les pharmaciens, en vertu du monopole pharmaceutique. Une réglementation spécifique sur de référentiel qualité s’applique également aux tisanes vendues en tant que médicaments, difficilement accessible aux circuits courts. Une action du syndicat SIMPLES a été lancée à ce sujet pour rendre possible la vente en circuits courts en pharmacies en tant que médicaments.

Y-a-t-il des autres statuts rĂ©glementaires possibles pour mes tisanes ?

Les plantes sèches peuvent également, dans le cadre de circuit long, être vendues comme ingrédients pour des transformations, mais nous sortons ici du guide de la réglementation en circuit court.

Quelles plantes sont autorisĂ©es Ă  la vente en tisane ?

Les listes de plantes considĂ©rĂ©es comme alimentaires 

Les tisanes sont soumises Ă  une rĂ©glementation spĂ©cifique du fait de la co-existence des deux statuts : mĂ©dicinale et alimentaire.

L’une des premières questions que l’on se pose lorsque l’on vend des plantes en tisanes est celle de la fameuse liste des 148 plantes libĂ©rĂ©es du monopole pharmaceutique.

Qu’est ce que cette fameuse liste ? 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette liste ne comprend pas l’ensemble des plantes qui peuvent être utilisées en tisanes hors pharmacie.

Elle comprend l’ensemble des plantes inscrites Ă  la pharmacopĂ©e â€“ et donc dont l’usage en tant que mĂ©dicament est reconnu par l’État, qui ont Ă©galement un usage alimentaire, reconnu lui aussi par l’État, et peuvent donc ĂŞtre vendues hors pharmacie.

La pharmacopée comprend en effet une liste de plantes pour lesquelles l’usage médicinal est traditionnellement reconnu. Mais certaines plantes (comme XX ou XX) ne sont pas sur cette liste, et peuvent pour autant être considérées comme des aliments. Elles ne sont donc pas concernées par le monopole pharmaceutique, et peuvent être vendues librement.

Ainsi des plantes alimentaires qui ne sont pas dans cette liste peuvent être vendues, si elles sont considérées comme des aliments.

Ici les choses se compliquent (encore) un peu lorsque l’on sait qu’il n’existe pas dans la réglementation de liste exhaustive de toutes les plantes considérées comme des aliments.

Il existe cependant plusieurs liste qui permettent d’établir l’usage alimentaire d’une plante :

  • le catalogue novel food : le catalogue novel food recense les plantes pour lesquelles a Ă©tĂ© posĂ©e la question de l’alimentaritĂ© d’une denrĂ©e en Europe. Il n’est pas exhaustif mais il permet pour de nombreuses plantes de connaĂ®tre le statut alimentaire ou non.
  • une liste de plantes qui sont dans Substances aromatisantes et sources naturelles de matières aromatisantes du Conseil de l’Europe, (dit Livre bleu). Ce livre bleu est un rĂ©fĂ©rentiel d’usage (non opposable juridiquement) qui informe sur le caractère aromatique (et donc alimentaire) de certaines plantes. On peut acheter ici ce Livre bleu, et le syndicat Simples publie cette liste qui en reprend le contenu.
  • la liste dite THIE, crĂ©e par le syndicat des thĂ©s et infusion au niveau europĂ©en, qui toutefois, n’est pas non plus opposable juridiquement.

La réglementation du monopole pharmaceutique / Novel food prime donc sur ces listes.

Les listes de plantes considĂ©rĂ©e comme ne pouvant ĂŞtre vendues comme aliment :

Deux listes restreignent le nombre de plantes sèches autorisĂ©es Ă  la vente en tisane comme aliment  :

  • La liste de la pharmacopĂ©e française, qui fait rentrer les plantes dans le Monopole pharmaceutique,
  • La liste des plantes considĂ©rĂ© comme nouvel aliment, ou comme nouvel aliment hors complĂ©ment alimentaires.

La liste de la pharmacopée

Le monopole pharmaceutique dispose que tout mĂ©dicament ne peut ĂŞtre vendu qu’en pharmacie (CSP : ).  Or les plantes aromatiques et mĂ©dicinales sont considĂ©rĂ©es, lorsqu’elles sont inscrites Ă  la pharmacopĂ©e française, comme des mĂ©dicaments. La pharmacopĂ©e française comprend ainsi XX plantes, qui, sauf dĂ©rogation, ne peuvent ĂŞtre vendues que par des pharmaciens. Ce nombre est rĂ©gulièrement augmentĂ© par le ComitĂ© ANSM de la pharmacopĂ©e.

  • La liste A : accessible ici
  • La liste B : accessible ici

Nous l’avons vu, pour reconnaître ce double usage alimentaire et médicinales, 148 plantes ont été considérées.

La liste Novel Food

(à rédiger)

La base de données Badasse permet pour chaque plante, de connaître son appartenance à chacune des listes.

Quid des mélanges de plantes sèches

Pour les plantes sèches non inscrites à la pharmacopée, et autorisées à la vente, elles sont considérées comme n’importe quel aliment et donc peuvent être mélangées librement.

Les plantes sèches autorisées à la vente peuvent être mélangées sans restriction.

Une restriction a un temps existĂ©, pour les plantes sèches inscrites Ă  la pharmacopĂ©e mais libĂ©rĂ©es du monopole pharmaceutique. Mais aujourd’hui le dĂ©cret instaurant la libĂ©ration de certaines plantes du monopole pharmaceutique (datant de 2008) ne prĂ©cise rien sur une restriction de mĂ©lange, ils sont donc autorisĂ©s.

Des listes peu cohĂ©rentes, Ă  faire Ă©voluer ? 

La liste des plantes autorisées à la vente est considérée comme peu pertinente.

  • Notamment, le bleuet, ou les baies de goji font partie de la pharmacopĂ©e, et devraient donc ĂŞtre vendus uniquement en pharmacie.
  • La liste complĂ©ment alimentaire contient plus de 1000 plantes
  • pour les huiles essentielles on a une liste nĂ©gative uniquement
  • les plantes des Outre-mer ne sont pas prise en compte dans le dĂ©cret libĂ©rant les 148 plantes

Le syndicat se mobilise pour une liste adaptée et cohérente des plantes pouvant être vendues comme aliments, dans le respect de la sécurité du consommateur. Plus d’infos ici.

Des listes peu cohĂ©rentes, Ă  faire Ă©voluer ? 

La liste des plantes autorisées à la vente est considérée comme peu pertinente.

  • Notamment, le bleuet, ou les baies de goji font partie de la pharmacopĂ©e, et devraient donc ĂŞtre vendus uniquement en pharmacie.
  • La liste complĂ©ment alimentaire contient plus de 1000 plantes
  • pour les huiles essentielles on a une liste nĂ©gative uniquement
  • les plantes des Outre-mer ne sont pas prise en compte dans le dĂ©cret libĂ©rant les 148 plantes

Le syndicat se mobilise pour une liste adaptée et cohérente des plantes pouvant être vendues comme aliments, dans le respect de la sécurité du consommateur. Plus d’infos ici.

En rĂ©sumĂ© : comment savoir si une plante est bien « alimentaire Â» 

  • elle n’est pas dans la liste B de la pharmacopĂ©e
  • elle n’est pas dans dans la liste A ou elle est dans la liste A mais son alimentaritĂ© est reconnue (autrement dit elle est dans la fameuse « liste des 148 Â»)
  • elle est notĂ© comme autorisĂ©e dans le catalogue Novel food (remarque : la liste A prime sur le catalogue Novel Food)
  • si elle ne figure sur aucune de ces listes, il est possible d’argumenter.

Publié le 10 février 2024

Mise à jour 10 décembre 2025

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